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Médicaments antiépileptiques


Les médicaments antiépileptiques visent essentiellement à réduire la fréquence des crises et à les supprimer quand cela est possible. Mais la prise en charg d'un enfant épileptique, et de sa famille, doit avant tout être globale. Car l'épilepsie est une maladie au long cours qui nécessite un traitement de longue durée dont les effets secondaires ne sont pas négligeables et dont les répercussions sur la vie de tous les jours peuvent être majeures. Il s'agit de bien expliquer ce qu'est l'épilepsie, d'expliquer comment gérer les éventuelles crises qui pourraient encore survenir, mais aussi comment "vivre avec" au quotidien. II faudra également insister auprès des parents sur l'importance de la compliance au traitement et, pour les aider, on leur remettra une feuille d'information sur le traitement que doit prendre leur enfant (effets secondaires, surveillances particulières, interactions médicamenteuses, etc.). Une consultation auprès d'un psychologue ou une entrevue avec l'assistante sociale permet aussi de mettre à plat bien des difficultés. Ensuite, le nouveau traitement antiépileptique est mis en route très progressivement car, en dehors de l'état de mal épileptique, il n'y a jamais d'urgence à instaurer un traitement. Le dosage sanguin du médicament n'est pas nécessaire si l'enfant ne fait plus de crises, qu'il ne présente pas d'intolérance particulière au médicament, et que ce dernier n'est pas associé à d'autres médicaments. Tous les médicaments peuvent avoir des effets secondaires. Ce sont en général des signes mineurs qui peuvent disparaître spontanément ou quelquefois en diminuant la dose. Les effets graves sont exceptionnels mais il importe de les connaître et de bien informer les parents sur les signes d'appel qui nécessiteraient une surveillance particulière ou quelquefois un arrêt du traitement. De toutes façons, tout événement non expliqué se produisant sous un traitement doit être signalé au médecin. Le médicament antiépileptique prescrit n'est pas choisi au hasard parmi les molécules existantes. Le choix dépend du type d'épilepsie, certains médicaments sont plus susceptibles d'être efficaces dans les épilepsies partielles, d'autres dans les épilepsies généralisées, certains ont même une action dans des syndromes* généralisés particuliers et pas dans d'autres. Par ailleurs, des molécules peuvent aggraver certains syndromes alors qu'elles en amélioreront un autre.





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DÉPAKINE®, MICROPAKINE® (valporate)
La DÉPAKINE® est utilisée depuis 1965. surtout pour les absences, les crises généralisées motrices et les secousses myocloniques. Elle est disponible sous forme de :
  • solution (1 ml. = 200 mg.),
  • sirop (1 mesure = 200 mg.)
  • comprimés à 200mg et 500 mg.
  • comprimés à effet prolongé (Dépakine® 500 chrono), non sécables.qui ne doivent pas être pilés ou croqués car ils perdent leur intérêt d'assurer une absorption lente et une meilleure tolérance par l'estomac.
  • microgranules à libération prolongée : Micropakine® 100, 250, 500, 750 et 1000 mg
La DEPAKINE® est donnée habituellement en 2 prises chez le grand enfant, parfois en 3 pour le petit enfant à la dose de 20 à 30 mg/kg/j voire plus chez le nourrisson. Elle peut être associée à la plupart des autres médicaments mais il convient d'éviter l'emploi de l'acide acétylsalicylique (aspirine) qui semble augmenter la mauvaise tolérance par le foie chez le nourrisson. La DÉPAKINE® peut augmenter la concentration des autres médicaments dont il faut diminuer la dose. C'est est un bon médicament qui a peu d'effets secondaires. Principaux effets secondaires :
  • Des nausées une perte de l'appétit et des vomissements peuvent traduire une irritation de l'estomac. Ces effets sont évités par la présentation en comprimés, éventuellement par la réduction de la dose.
  • Une prise de poids excessive peut gêner chez l'adolescent et demander un régime
  • Une perte des cheveux est rare et toujours modérée.
  • L'apparition d'un tremblement demande une réduction de la dose.
  • Des modifications modérées des facteurs de coagulation demandent qu'en
cas d'avulsion dentaire la coagulation soit préalablement étudiée dans tous les cas.
  • La survenue de céphalées et d'une somnolence peut traduire une
exceptionnelle intolérance par le foie et nécessite une consultation urgente.
  • L'apparition de douleurs abdominales intenses est également exceptionnelle
et demande une consultation urgente.


GARDENAL®, ALEPSAL®, KANEURON® (phénobarbital) (PHB)
Le phénobarbital est utilisé depuis 1912. Il est efficace pour les convulsions fébriles et les épilepsies partielles ou généralisées. Il se présente sous forme de :
  • gouttes (1 goutte = 1 mg., KANEURON®)
  • comprimés à 10 mg., 50 mg. et 100 mg. (GARDENAL®)
  • comprimés associés à la caféine 15 mg., 50 mg., 100 mg. (ALEPSAL®)
Le médicament peut être donné en une dose unique le soir, à la dose de 3 à 5 mg/kg/j. Le phénobarbital augmente l'élimination des autres médicaments dont il peut être nécessaire d'augmenter la dose. Ce médicament peut donner des effets secondaires :
  • Une agitation et des troubles du sommeil.
  • A trop fortes doses, il y a une instabilité avec démarche chancelante et une somnolence.
  • A doses plus élevées chez l'adolescent, il peut provoquer une dépression.
  • Une éruption allergique est très rare mais demande une consultation urgente pour éventuellement arrêter le traitement.
S'il est utilisé de façon prolongée, il faut parfois lui associer de la Vitamine D et du calcium.


SABRIL® (Vigabatrin) (VGB)
Le SABRIL® est un antiépileptique surtout actif dans les épilepsies du nourrisson, en particulier les spasmes en flexion et les crises partielles, et dans les épilepsies de l'enfant dont les crises sont partielles. Il se présente sous forme de comprimés à 500 mg, sécables et qu'il est possible d'écraser, et de sachets à 500 et à 1000 mg L'administration se fait en une ou deux prises quotidiennes, à la dose de 50 à 100 voire 150 mg/kg chez le nourrisson et 40 à 80 mg/kg chez l'enfant. Effets secondaires :
  • Comportement agité, surtout chez les enfants qui ont des antécédents de ce type avant le traitement
  • Somnolence
  • Chez le nourrisson, hypotonie, voire accès hypertoniques lorsque l'entant en présentait avant l'administration de SABRIL.
  • Prise de poids, qui est rare mais peut être marquée.
  • Secousses des membres qui peuvent soit apparaître, soit être accentuées si elles existaient avant le début du traitement.
  • Constipation et une rétention d'urine ont été exceptionnellement rapportées.
  • Un rétrécissement du champ visuel est possible. Il est assez fréquent chez les adultes traités par SABRIL®. Il est découvert par un examen systématique du champ visuel chez des adultes qui n’avaient pas ou peu de gène visuelle. Son retentissement semble limité mais demeure mal connu.

RIVOTRIL® (clonazépam) (CZP)
Le RIVOTRIL® est une benzodiazépine comme le VALIUM® dont l'effet est surtout anti-épileptique. Le RIVOTRIL® agit sur les crises généralisées, les crises partielles et les secousses myocloniques. Le RIVOTRIL® se présente sous forme de :
  • gouttes (10 gouttes = 1 mg.)
  • comprimés à 2 mg.
L'administration se fait habituellement en deux prises quotidiennes, à la dose de 0,1 mg/kg/j., voire plus chez le nourrisson. Les effets secondaires sont peu graves :
  • Une somnolence qui disparaît en général au bout de 2 ou 3 semaines.
  • Une augmentation des sécrétions bronchiques et salivaires pouvant provoquer bavage et toux.
  • Une hypotonie musculaire qui apparaît pour des doses excessives.

URBANYL® (clobazam) (CLB)
L'URBANYL® a été développé comme tranquillisant ce qui explique que la notice ne mentionne pas son activité antiépileptique, connue depuis la fin des années 70. C'est une benzodiazépine, de la même famille que le VALIUM®. Il est actif sur les crises généralisées, les crises partielles et les secousses myocloniques. Il se présente sous forme de :
  • gélules à 5 mg.
  • comprimés séquables à 10 mg.
L'URBANYL® est habituellement administré en 2 prises par jour, à la dose de 0.5 mg/kg/j., voire plus chez le nourrisson.
Les effets secondaires sont rares et peu graves  :
  • une somnolence
  • une instabilité voire très rarement des cauchemars.
Tous ces troubles disparaissent en diminuant la dose.


TEGRETOL® (carbamazépine) (CBZ)
Le TEGRETOL® est utilisé depuis plus de vingt ans, surtout dans le traitement des épilepsies partielles. Il est disponible sous forme de:
  • sirop (une mesure = 5 ml. = 100 mg).
  • comprimés à 200 mg.
  • comprimés sécables à libération prolongée (LP) de 200 et 400 mg.
Les comprimés LP ne doivent pas être écrasés ou croqués car ils perdent leur principe d’absorption lente et prolongée, donc une meilleure tolérance. Le TEGRETOL® est habituellement donné en 2 prises chez le grand enfant mais parfois en 3 prises en sirop, chez le petit enfant, à la dose de 15 à 20 mg/kg/j., voire plus chez le nourrisson. En cas d'oubli d'une prise on peut augmenter de moitié la dose de la prise suivante. Le TEGRETOL® peut être associé à la plupart des autres médicaments, mais certains antiépileptiques peuvent en modifier la concentration dans le sang et certains antibiotiques utilisés couramment peuvent provoquer un surdosage de TEGRETOL® Le TEGRETOL® est un bon médicament qui a peu d'effets secondaires. Si vous constatez un effet indésirable, parlez en à votre médecin, mais n'arrêtez pas le médicament sans prendre avis :
  • Une somnolence, une instabilité, une démarche chancelante, des vomissements, une vue double ou floue peuvent exister transitoirement au début du traitement ou si la dose est trop forte. Un dosage sanguin est alors utile.
  • Si votre enfant a une éruption et surtout s'il a de la fièvre dans les semaines qui suivent l'introduction du TEGRETOL®, prévenez immédiatement votre médecin qui, s'il pense que le TEGRETOL® est en cause, pourra diminuer la dose ou arrêter le médicament.
Ne pas associer le TEGRETOL® aux :
  • Antibiotiques : TAO, Rubitracine, Erythromycine, Propiocine, Josacine et autres macrolides
  • Antalgiques : Antalvic, Diantalvic, Propofan, Depronal.
  • Alcool

DIHYDAN®, DILANTIN®, PRODILANTIN® (phénytoïne, diphényl-hydantoïne) (PHT)
Le DIHYDAN® est utilisé depuis plus de 50 ans dans les crises généralisées et les crises partielles. Le DIHYDAN se présente sous forme de comprimés à 100 mg. L'administration se fait en 2 prises quotidiennes, à la dose de 4 à 6 mg/kg/j. La dose à administrer est souvent difficile à préciser et au début il est parfois nécessaire de faire un dosage sanguin tous les 15 jours, jusqu'à ce que la concentration soit stabilisée : une augmentation même très faible de la dose suffit parfois à doubler la concentration sanguine. Les effets secondaires sont parfois gênants :
  • Une hypertrophie des gencives peut apparaître même avec les doses usuelles, ceci peut être évité ou réduit par un brossage biquotidien et soigneux des dents et une consultation bi-annuelle chez le dentiste.
  • Une croissance excessive des cheveux et des poils n'apparaît guère que pour des doses trop élevées.
  • Le surdosage provoque des vomissements, une instabilité avec marche ébrieuse, une vision double et nécessite une diminution de la dose après prise de sang pour dosage.
  • Une réaction allergique avec fièvre, demande une consultation urgente.

ZARONTIN® (éthosuximide) (ESM)
Le ZARONTIN®, utilisé depuis plus de 40 ans, est efficace sur les absences et les secousses myocloniques. Il se présente sous forme de :
  • sirop (1 mesure = 5 ml. = 250 mg).
  • capsules de 250 mg.
Il peut être administré en 1 ou 2 prises quotidiennes, à la dose de 20 à 30 mg/kg/j. Le ZARONTIN® peut être employé sans danger, en association avec d'autres médicaments. Sa concentration sanguine peut être augmentée si la DÉPAKINE® est associée, il faut parfois diminuer la posologie de ZARONTIN®. Les effets secondaires sont rares et habituellement peu graves :
  • Des nausées, une perte de l'appétit voire des crampes d'estomac sont évitées en donnant le médicament au milieu du repas.
  • Une instabilité et une somnolence peuvent apparaître durant les deux premières semaines de traitement.
  • Une éruption allergique est tout à fait exceptionnelle mais demande une consultation immédiate.

LAMICTAL® (lamotrigine) (LTG)
Le LAMICTAL® est un antiépileptique surtout actif dans les épilepsies dont les crises sont généralisées, en particulier les différents types d'absences, les crises toniques et tonicocloniques. II se présente sous forme de :
  • comprimés à 2 mg
  • comprimés à 5 mg
  • comprimés à 25 mg
  • comprimés à 100 mg.
L'administration se fait habituellement en deux prises quotidiennes, à la dose de 2 à 15 mg/kg. Cependant, la dose dépend des médicaments associés :
  • lorsque la Dépakine est associée, la dose est le plus souvent de 2 à 5 mg/kg (mais des dose de 1, voire 0,5 mg/kg sont parfois suffisantes. Au début, la dose est de 0.2 mg/kg du 1° au 15ème jour, puis 0,5 mg/kg du 15è au 30è jour.
  • pour toutes les autre associations, ou en monothérapie (Lamictal donné seul), la dose est de 5 à 15 mg/kg.
Effets secondaires :
  • Eruption cutanée ressemblant à celle de la rougeole, commençant derrière les oreilles et s'étendant le long du cou, sur le tronc puis les membres. Dans de très rares cas, l'éruption est précédée par de la fièvre. Cette éruption est réversible et sans gravité si le traitement est rapidement arrêté. Sinon, elle peut évoluer vers une desquamation, comme une brûlure grave. Cette éruption est favorisée par une ascension trop rapide de la dose et survient à la 3è – 4è semaine.
Avec une ascension lente de la dose, la fréquence de l'éruption est de 1 à 2.
  • Maux de tête et vomissements durant quelques jours en cas d'augmentation trop rapide de la dose.
  • Tremblements, lorsque la lamotrigine est donnée à forte dose associée à la Dépakine

NEURONTIN® (Gabapentine) (GPT)
Le NEURONTIN® est un antiépileptique surtout actif dans les épilepsies dont les crises sont partielles et réservé aux enfants de plus de 12 ans. Peu d'études concernent les enfants ou les types d'épilepsie spécifiques des enfants. Il se présente sous forme de comprimés sécables :
  • comprimés à 100 mg
  • comprimés à 300 mg
  • comprimés à 400 mg.
L'administration se fait habituellement en deux prises quotidiennes, à la dose de 20 à 50 mg/kg. Effets secondaires :
  • Vertiges, ataxie, somnolence survenant pendant la période d'introduction du
médicament.
  • Asthénie, céphalées, nausées, vomissements
  • Aggravation des absences
  • Secousses des membres

TALOXA® (Felbamate) (FBM)
Le TALOXA® est un nouvel antiépileptique surtout actif dans les épilepsies dont les crises sont généralisées et répondent au diagnostic de syndrome de Lennox-Gastaut. Il peut être utilisé dans d'autres cas d'épilepsies rebelles. Il se présente sous forme de comprimés sécables :
  • comprimés à 400 mg.
  • comprimés à 600 mg.
  • suspension à 600 mg / 5ml
L'administration se fait habituellement en deux ou trois prises quotidiennes, à la dose de 15 à 45 mg/kg. Effets indésirables :
  • Eruption cutanée, fièvre, oedème survenant pendant la période d'introduction du médicament, 2 à 3 semaines après le début.
  • Nausées, vomissements, perte de l'appétit, étourdissements
  • Perte de poids, insomnie, somnolence, maux de tête
  • Aplasie médullaire survenant durant les premiers mois de traitement. Au total, 30 cas ont été recensés durant les premiers mois de la commercialisation, avant que la surveillance systématique de la numération formule sanguine soit imposée. Depuis, aucun cas nouveau n'a été rapporté.
  • Défaillance hépatique survenant durant les premiers mois de traitement. Au total, 15 cas ont été recensés durant les premiers mois de la commercialisation, avant que la surveillance systématique des transaminases soit imposée. Depuis, aucun cas nouveau n'a été rapporté.
Précautions d'emploi :
  • Numération formule sanguine tous les 15 jours pour déceler les premiers
signes d'une toxicité hématologique.
  • Transaminases hépatiques tous les 15 jours pour déceler les premiers signes
d'une toxicité hépatologique


EPITOMAX® (Topiramate)
Il est actif sur les épilepsies partielles et sur certaines épilepsies avec crises généralisées en complément d'un traitement antérieur.


DIACOMIT® (Stiripentol)
Il est actif sur certaines formes rebelles d'épilepsies partielles et sur l'épilepsie myoclonique sévère du nourrisson (syndrome de Dravet). Il est toujours prescrit en association, en particulier avec l'Urbanyl® ou le Tégrétol®. Il agit en diminuant la destruction hépatique de ces médicaments et en diminuant leur transformation en métabolite responsable d'une partie des effets secondaires. Il permet ainsi d'améliorer l'efficacité des ces traitements, sans augmenter les effets secondaires.
TRILEPTAL® (oxcarbazépine)
Le Trileptal® est prescrit dans les épilepsies partielles. Il est de la même famille que le Tégrétol®.Il en partage les différents effets secondaires, mais leur fréquence semble moindre.


REGIME CETOGENE
Le régime cétogène est un traitement médical. Il est fortement déconseillé de l'entreprendre sans une surveillance médicale suivie. Le principe du régime cétogène est de réduire les capacités du cerveau à constituer des réserves d'énergie immédiatement utilisables. Comme les crises épileptiques demandent une augmentation soudaine d'énergie, il faut des réserves immédiatement utilisables. Ces réserves sont nécessairement faites de sucres. En supprimant la majorité du sucre, on oblige le cerveau à utiliser une autre source d'énergie dont il ne sait pas faire de réserves, les corps cétoniques (acétone et dérivés) qui dérivent des corps gras. L'alimentation contient alors 85% des calories sous forme de corps gras, et 1 gramme/kilo de protides pour assurer la croissance. Le régime est complété par des apports non sucrés de polyvitamines (Quotivit R), calcium (Ostram R) et potassium (DiffuK). Il faut vérifier la présence de corps cétoniques dans les urines (à l'aide de comprimés d'Acetest R vendus en pharmacie) une fois par semaine puis une fois par mois. L'efficacité du régime est jugée au bout d'un mois, mais souvent est apparente dès la fin de la première semaine. La durée du régime dépend de la réponse. Elle est habituellement de six mois mais peut être au besoin de un ou deux ans. Il faut parfois un jeûne de 24 heures suivi de l'introduction d'un tiers de la quantité totale du régime au cours des 24 heures suivantes, deux tiers les 24 heures suivantes et la quantité totale à partir du lendemain. D'autres fois, le régime commence dès le premier jour avec la quantité totale de calories sous forme de corps gras. La surveillance médicale doit être la même et nécessite une hospitalisation de 5 à 7 jours. En pratique, il importe d'hospitaliser l'enfant lors de la mise en route du régime afin de contrôler le taux de sucre dans le sang (glycémie) qui peut chuter rapidement et être responsable d’hypoglycémies dans les premiers jours du régime. Elle est habituellement sans symptôme clinique mais demande l'administration de jus d'orange non sucré. Certains enfants vomissent, en particulier lorsqu'ils reçoivent l'Epitomax ® ou lorsque la cétose est trop forte. Il suffit alors de réduire la quantité totale de graisse administrées. L'abondance des graisses fait craindre l'athérosclérose, mais cette crainte n'est pas fondée. Le principal risque du régime l'échec. Malheureusement, il est très difficile de prévoir quels enfants sont susceptibles d'en bénéficier.


GABITRIL® (Tiagabine)
Le gabitril® est actif sur les épilepsies partielles pharmacorésistantes* en complément d'un traitement antérieur et chez I'enfant de plus de 12 ans.


GABACET®, NOOTROPYL® (Piracétam)
Ce produit agit sur les secousses brèves appelées myoclonies.




*Auteurs : Pr O. Dulac, Dr R. Nabbout, Dr M. Chipaux, Pr M. Baulac, Dr I. An , Pr L. Vallée, Pr P. Derambure, Pr J. Motte, Dr A. Thiriaux,  Pr E. Hirsch, Dr A. de Saint-Martin - Centre de Référence des Epilepsies Rares  06/2008*.





Stimulation du nerf vague et de certaines structures intracérébrales :
Compte tenu des multiples paramètres qui doivent êtres réunis pour envisager une opération, de nombreux cas ne relèvent pas d’une chirurgie “curative”. Dès lors, on conçoit que des approches “palliatives” visant à réduire la fréquence et/ou la sévérité des accès puissent être proposées, parmi lesquelles la stimulation du nerf vague.
Le principe est le même que celui du pace maker, ou stimulateur cardiaque. On implante chirurgicalement sous la clavicule gauche un petit boîtier (5 cm de diamètre) contenant une pile reliée à un fil conducteur (électrode) que l’on enroule autour du nerf vague. Par l’intermédiaire de ce dernier, les impulsions électriques vont atteindre les différentes régions cérébrales et agir sur les foyers de l’épilepsie. Une quinzaine de jours après l’intervention, le médecin procédera à la mise en route de la stimulation, qui doit être adaptée à chaque malade. Une fois bien réglé, l’appareil fonctionne automatiquement.
Ce procédé nécessite toutefois des réglages assez longs (il faut compter entre un an et dix -huit mois).
Des stimulations de certaines structures cérébrales (un peu comme dans la maladie de Parkinson) comme l’hippocampe, certains noyaux sous corticaux ont fait récemment l’objet d’études dont les résultats sont très encourageants.

Le Dr. Pierre Jallon est Vice-Président de la Fondation. Professeur d’épileptologie, épidémiologiste de renom international, le Dr. Jallon a été l’élève de l’un des pères fondateurs de l’épileptologie française, le Pr. Pierre Loiseau - 10/2008*.



 


Dernière mise à jour : 09/10/2008